Investir dans la location meublée : une stratégie pour ne pas payer des taxes exorbitantes

Le secteur de la location meublée continue son ascension malgré la crise. Cette situation résulte des avantages juridiques dont jouissent les acteurs du marché.

Adhérer au régime micro BIC

Contrairement à la location nue, la location meublée est régie par un régime fiscal plus souple et plus incitatif. Les revenus locatifs sont catégorisés dans la classe des Bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ainsi, pour un chiffre d’affaires en deçà de 32 700 € HT, le propriétaire peut choisir d’adhérer au régime micro-BIC, lui permettant de bénéficier d’un abattement forfaitaire de 50 %. Ce qui signifie que seule la moitié des recettes fera l’objet d’une imposition tandis que l’autre moitié profite d’une exonération. Notons que dans le cadre d’une location nue, le taux de l’abattement est limité à 30 %.

Des privilèges pour les loueurs professionnels

Les loueurs meublés peuvent basculer au statut de LMP (loueur en meublé professionnel). À cet effet, il leur est possible de déduire les déficits BIC des autres revenus. Et grâce à cet avantage, ils peuvent réduire la part du revenu soumis à l’impôt. Bien entendu, il existe en contrepartie des conditions à remplir. Ainsi, l’activité doit être enregistrée au Registre du Commerce et des Sociétés, procurer une recette annuelle supérieure à 23 000 € TTC et que cela représente plus de la moitié des revenus du foyer. Notons que pour les propriétaires non professionnels, les déficits sont imputables uniquement sur les revenus de même type (BIC). Enfin, il importe aussi de noter que le statut de LMP permet de bénéficier d’une exonération de plus-value sur vente après 5 ans sous la seule condition que la recette annuelle se situe sous la barre de 90 000 €.

Minimiser le résultat imposable

Dans le régime BIC, on impute sur les loyers bruts toutes les charges déductibles, dont les différentes taxes, ainsi que les frais d’entretien et les amortissements pour obtenir le résultat imposable. Pour le cas particulier des amortissements, il s’agit de répartir le coût d’achat du logement ainsi que celui des meubles qui l’occupent sur leur durée de vie. Cette période est en général de 30 ans environ pour un bien immobilier. En revanche, pour le mobilier, elle est d’une dizaine d’années.

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