Baisse des loyers : les locataires les plus aisés bénéficient d’un traitement de faveur

À mesure que le contenu du projet de loi Alur est connu, il devient de moins en moins social, contrairement aux objectifs de la ministre du Logement Cécile Duflot. En effet, son application risque de peser sur les locataires modestes.

Les riches sont privilégiés

Avec l’application de la loi Alur, les loyers vont baisser. C’est d’ailleurs l’objectif principal du dispositif. Toutefois, il ne profitera pas à tout le monde puisque les locataires riches sont privilégiés. En effet, cette deuxième série de l’encadrement des loyers cible principalement les tarifs les plus chers sur le marché. Autant dire que les locataires modestes sont exclus. Ils devraient même se préparer au pire des scénarios puisqu’ils sont exposés à un nouveau mouvement à la hausse. La ministre du Logement, Cécile Duflot, auteur du texte a pourtant promis une nouvelle législation plus sociale.

La moyenne du marché prise comme référence

Le plafonnement des loyers touche notamment les agglomérations où les marchés sont encore tendus. Au total, une vingtaine de villes sont concernées, dont la capitale. Les loyers médians des différents marchés serviront de base dans la détermination de la hausse que l’on peut appliquer. Ainsi, le taux d’augmentation ne peut pas dépasser 20 % de cette référence. C’est donc une mauvaise nouvelle pour les propriétaires des appartements et des maisons situés dans les centres-villes. En revanche, pour ceux qui louent leur bien en dessous de la moyenne du marché, c’est l’occasion de réviser leur tarif. Les principales victimes, ce sont les 900 000 ménages les plus modestes en France.

Vers une baisse généralisée des loyers

Malgré cela, cette mesure devrait apporter des effets positifs. Son adoption se solderait par une baisse de l’ordre de 5 % des loyers à Paris selon les experts. Notons que dans la capitale, le mètre carré se loue en moyenne 23 €. Ce qui signifie que les bailleurs ne peuvent pas proposer un tarif supérieur à 28 €. Des baissent pouvant aller jusqu’à 50 % sont à prévoir dans les quartiers les plus tendus de la ville. À Marseille et à Lyon, on s’attend également à ce que le même scénario se produise. Un recul respectif de 8 % et 9 % y est attendu.

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